HÖRST
vertiges liés à la position

Table des matières
Le vertige positionnel fait partie des formes les plus courantes de vertige et survient généralement lorsque la tête est placée dans une certaine position. Les personnes concernées ressentent des crises de vertige rotatoire soudaines et de courte durée, qui sont certes très désagréables, mais qui sont généralement bénignes. Le terme médical correct est « vertige positionnel paroxystique bénin », ce qui signifie un vertige positionnel bénin survenant par crises. La bonne nouvelle, c'est que cette forme de vertige se traite bien et peut souvent être soignée avec succès par de simples manœuvres de positionnement.
L'essentiel en bref
- Le vertige positionnel est la forme la plus courante de vertige ; il est causé par de petits cristaux qui se détachent dans l'organe de l'équilibre situé dans l'oreille interne
- On observe généralement des crises de vertige brèves et violentes lors de certains mouvements de la tête, comme lorsqu'on s'allonge, qu'on se lève ou qu'on se retourne dans son lit
- Les symptômes ne durent généralement que quelques secondes, voire une minute au maximum, puis disparaissent
- Le traitement repose sur des manœuvres de positionnement spécifiques, qui affichent un taux de réussite pouvant atteindre 90 %
- Sans traitement, les vertiges peuvent certes disparaître d'eux-mêmes, mais ils peuvent aussi persister pendant des semaines, voire des mois
- Chez environ la moitié des personnes concernées, les symptômes peuvent réapparaître dans les deux ans
Qu'est-ce que le vertige positionnel, exactement ?
Le vertige positionnel est un vertige qui survient brièvement après que la tête a été placée dans une certaine position. Les crises sont sporadiques et peuvent donner l'impression de se retrouver soudainement dans un manège. Bien que ces symptômes soient bénins, les personnes qui en souffrent les trouvent extrêmement désagréables et parfois même effrayants. Le vertige prend naissance dans l'organe de l'équilibre de l'oreille interne, où il trouve également son origine.
Dans ce contexte, le terme « bénin » signifie qu’il ne s’agit pas d’une maladie grave ou dangereuse. Le mot « par crises » indique que les vertiges surviennent soudainement, sous forme de crises. Contrairement à d’autres formes de vertiges qui peuvent durer plus longtemps, les vertiges positionnels se caractérisent par des crises de courte durée qui s’estompent après quelques secondes, voire une minute au maximum.
Différence par rapport aux autres formes de vertiges
Il est important de distinguer le vertige positionnel des autres formes de vertige. Dans le cas du vertige dit « de position », par exemple, les symptômes persistent tant que la tête reste dans la position qui les a déclenchés. Dans le cas du vertige positionnel, en revanche, les symptômes apparaissent immédiatement après un changement de position, puis s'estompent rapidement, même si la position est maintenue. Cette distinction peut être importante pour choisir le traitement approprié.
L'organe de l'équilibre et son rôle
Pour comprendre comment apparaissent les vertiges positionnels, il est utile d'examiner l'organe de l'équilibre. Celui-ci se trouve dans l'oreille interne et a pour fonction de détecter les changements de position et les mouvements du corps. Il se compose de trois canaux semi-circulaires, orientés dans différentes directions, qui enregistrent les mouvements de rotation. Il comprend également deux petits sacs qui fournissent des informations sur les mouvements linéaires et la gravité.
Ces sacs contiennent de minuscules cristaux de carbonate de calcium, également appelés otolithes. Ces cristaux sont normalement solidement fixés dans une membrane et contribuent à la perception des mouvements. Lorsque ces cristaux se détachent et pénètrent dans les canaux semi-circulaires, cela provoque un vertige positionnel. Le lien entre l'équilibre et l'oreille est complexe et joue un rôle essentiel dans de nombreuses fonctions corporelles.
Causes et apparition
Le vertige positionnel survient lorsque de petits cristaux se détachent de l'organe de l'équilibre. Ces cristaux finissent alors dans les canaux semi-circulaires, où ils n'ont normalement pas leur place. Lorsque la tête bouge, ces cristaux se déplacent également dans le liquide des canaux semi-circulaires. Ce déplacement des cristaux génère une succion qui irrite les cellules sensorielles sensibles situées dans le canal semi-circulaire.
Le problème, c'est que le cerveau reçoit alors des informations contradictoires. L'oreille concernée signale un mouvement, tandis que l'autre oreille et les yeux indiquent autre chose. Le cerveau ne parvient pas à traiter correctement ces informations contradictoires, ce qui provoque une sensation de vertige. C'est généralement le canal semi-circulaire postérieur qui est touché, car c'est là que les cristaux sont le plus susceptibles de se loger sous l'effet de la gravité.
Pourquoi les cristaux se dissolvent-ils ?
Dans la plupart des cas, soit chez environ 90 % des personnes concernées, on ne sait pas exactement pourquoi les cristaux se détachent. Les vertiges positionnels apparaissent alors de manière apparemment spontanée, sans cause identifiable. Il existe toutefois des facteurs de risque connus susceptibles de favoriser le détachement des cristaux. Parmi ceux-ci figurent les traumatismes crâniens ou les traumatismes crânio-cérébraux, à la suite desquels les cristaux peuvent se détacher.
Les inflammations de l'oreille interne ou les interventions chirurgicales au niveau de l'oreille peuvent également entraîner le déplacement des cristaux. Certaines pathologies préexistantes, telles que la maladie de Ménière ou la migraine, semblent également augmenter le risque. Une alitement prolongé, par exemple à la suite d'une opération ou d'une maladie grave, peut également être un facteur déclenchant, car le manque d'activité physique empêche les cristaux de rester dans leur position normale.
Facteurs de risque liés à l'âge et autres facteurs de risque
Le risque de vertiges positionnels augmente avec l'âge. Cela pourrait être lié à des modifications de l'oreille interne liées au vieillissement. L'ostéoporose, une maladie caractérisée par une perte de densité osseuse, est également considérée comme un facteur de risque potentiel. Une carence en vitamine D pourrait également jouer un rôle, car cette vitamine est essentielle au métabolisme du calcium et les cristaux présents dans l'oreille sont constitués de carbonate de calcium.
Les femmes sont environ deux fois plus touchées par les vertiges positionnels que les hommes, sans que l'on en connaisse exactement les raisons. La fréquence maximale se situe entre 40 et 70 ans, mais des personnes plus jeunes peuvent également être touchées. On estime qu'environ une personne sur 40 peut être touchée par des vertiges positionnels au cours de sa vie.
Symptômes et troubles typiques
Le principal symptôme du vertige positionnel est un vertige rotatoire intense qui survient soudainement. Les personnes concernées décrivent souvent cette sensation comme si elles étaient sur un manège ou comme si tout tournait autour d'elles. Ces vertiges ne surviennent généralement que lors de certains mouvements. Il peut s'agir de mouvements tels que s'allonger dans son lit, se lever le matin, se retourner d'un côté à l'autre, se pencher en avant ou pencher la tête en arrière.
La bonne nouvelle, c'est que ces crises sont de courte durée. Elles durent généralement de quelques secondes à une minute au maximum, et souvent même moins de 30 secondes. Dès que la tête est maintenue immobile dans cette nouvelle position, les vertiges disparaissent rapidement. C'est là une caractéristique importante qui permet de les distinguer d'autres formes de vertiges, qui peuvent durer plus longtemps.
Symptômes associés
Outre les vertiges rotatoires eux-mêmes, d'autres symptômes désagréables peuvent apparaître. Les personnes concernées font souvent état de nausées qui, dans certains cas, peuvent être si intenses qu'elles entraînent des vomissements. La transpiration et un malaise général sont également fréquents. Beaucoup de personnes ressentent de l'angoisse pendant ces crises, car cette sensation soudaine et intense de vertige peut être perçue comme très menaçante.
Après ces crises, un sentiment d'instabilité peut persister. Les personnes concernées décrivent parfois cette sensation comme si elles marchaient sur du coton ou comme si le sol n'était pas solide sous leurs pieds. Cette instabilité peut durer quelques minutes, voire plus longtemps, même si le vertige rotatoire proprement dit a déjà disparu. Dans de rares cas, des acouphènes peuvent également apparaître, bien que cela ne fasse pas partie des symptômes typiques du vertige positionnel.
Conséquences sur la vie quotidienne
Même si les crises de vertige sont de courte durée, elles peuvent considérablement perturber la vie quotidienne. De nombreuses personnes touchées adoptent un comportement d'évitement afin d'éviter ces crises désagréables. Elles évitent certains mouvements, se retournent avec précaution ou ne se lèvent plus que lentement. Certaines n'osent plus changer de position au lit ou ne dorment plus qu'à demi-assises.
Ce comportement d'évitement peut entraîner d'autres problèmes. La mobilité réduite peut provoquer des tensions dans la nuque et le dos. Des conséquences psychologiques, telles que des angoisses ou des états dépressifs, peuvent également apparaître lorsque les vertiges limitent fortement la qualité de vie. Chez les personnes âgées en particulier, la peur des chutes peut les amener à bouger de moins en moins, ce qui les rend globalement plus instables.
Comment diagnostique-t-on les vertiges positionnels ?
Le diagnostic du vertige positionnel commence par un entretien approfondi. Les médecins s'informent des symptômes précis, du moment et des circonstances dans lesquelles le vertige survient, ainsi que de sa durée. Les éventuels facteurs déclenchants ou antécédents médicaux sont également abordés. Ces informations sont déjà très importantes, car la description typique des symptômes fournit souvent un indice fort en faveur d'un vertige positionnel.
Pour confirmer le diagnostic, des tests spécifiques sont ensuite effectués. Le test le plus important est ce qu’on appelle la manœuvre de Dix-Hallpike. Pour ce faire, la personne concernée est d’abord assise en position droite, la tête tournée sur le côté, puis elle est rapidement mise en position couchée sur le dos, la tête légèrement inclinée vers l’arrière. Ce mouvement vise à déclencher de manière ciblée les vertiges.
Observation des mouvements oculaires
Pendant le test, l'examinateur observe attentivement les yeux. En cas de vertige positionnel, on observe des mouvements oculaires involontaires caractéristiques, appelés nystagmus. Ces mouvements oculaires sont saccadés et suivent un schéma précis. Il est important de noter que ces mouvements n'apparaissent pas immédiatement, mais seulement après un bref délai de quelques secondes, et qu'ils s'atténuent ensuite rapidement avant de disparaître.
On utilise parfois pour cet examen des lunettes spéciales appelées « lunettes de Frenzel ». Ces lunettes empêchent la personne examinée de fixer un point précis, ce qui facilite l'observation des mouvements oculaires. En fonction de la manœuvre qui déclenche le vertige et de la nature des mouvements oculaires, les spécialistes peuvent déterminer lequel des trois canaux semi-circulaires est touché.
Autres examens si nécessaire
Dans la plupart des cas, les antécédents médicaux et les tests en position inclinée suffisent pour établir le diagnostic. Toutefois, en cas de doute ou si les symptômes ne sont pas typiques, des examens complémentaires peuvent s'avérer nécessaires. Cela est particulièrement important pour exclure d'autres causes, potentiellement plus graves, des vertiges. Il peut s'agir de tests auditifs, d'examens de l'équilibre ou, dans de rares cas, d'examens d'imagerie tels qu'une imagerie par résonance magnétique.
Traitement par des manœuvres de positionnement
La bonne nouvelle, c'est que le vertige positionnel se soigne très bien. Le traitement consiste à remettre les cristaux déplacés des canaux semi-circulaires dans leur position initiale. Cela s'effectue à l'aide de mouvements spécifiques, appelés manœuvres de positionnement ou manœuvres de libération. Le taux de réussite de ce traitement est élevé et peut atteindre 90 %.
Ces manœuvres utilisent la gravité pour faire sortir les cristaux des canaux semi-circulaires grâce à certains mouvements de la tête. L'objectif est de ramener les cristaux dans les deux sacs de l'organe de l'équilibre, là où ils doivent se trouver et où ils ne causent aucun dommage. Le traitement n'est pas douloureux, mais il peut provoquer un bref vertige pendant son exécution, car les cristaux sont déplacés.
La manœuvre d'Epley
La manœuvre d'Epley est l'une des méthodes de traitement les plus couramment utilisées. Elle commence en position assise, la tête tournée vers le côté affecté. La personne est ensuite rapidement mise en position couchée sur le dos, la tête légèrement inclinée vers l'arrière et toujours tournée sur le côté. Au bout d'environ 30 secondes, la tête est tournée de l'autre côté, puis la personne se retourne sur ce côté, le regard dirigé vers le bas.
Chaque position est maintenue environ 30 secondes afin de laisser aux cristaux le temps de se déplacer. À la fin, la personne est lentement ramenée en position assise. L'ensemble de la manœuvre dure quelques minutes et est effectuée par des professionnels. Il est important de ne pas placer d'oreiller sous la tête pendant la manœuvre, car cela pourrait gêner le mouvement des cristaux.
Autres méthodes de traitement
Outre la manœuvre d'Epley, il existe d'autres méthodes efficaces. La manœuvre de Semont consiste en un mouvement plus rapide et plus ample d'un côté à l'autre. La manœuvre de Brandt-Daroff est particulièrement adaptée à l'auto-traitement à domicile, car elle est plus facile à réaliser. Selon le canal semi-circulaire concerné, des manœuvres spécifiques telles que la manœuvre du barbecue ou la manœuvre de Gufoni peuvent également être utilisées.
Le choix de la manœuvre appropriée dépend du canal semi-circulaire concerné. Le canal semi-circulaire postérieur est le plus souvent touché, suivi du canal semi-circulaire horizontal et du canal semi-circulaire antérieur. Les spécialistes peuvent déterminer, à partir des résultats de l'examen, quelle manœuvre est la plus appropriée. En règle générale, les manœuvres sont effectuées plusieurs fois de suite afin d'augmenter les chances de réussite.
Auto-traitement et exercices à faire chez soi
Après un diagnostic médical et des instructions détaillées, ces manœuvres de positionnement peuvent également être réalisées chez soi. Cela s'avère particulièrement utile lorsque les douleurs réapparaissent ou lorsque de légers symptômes persistent après le premier traitement. Bien que l'auto-traitement ait un taux de réussite légèrement inférieur à celui du traitement sous supervision thérapeutique, il peut constituer un complément utile.
Il est important de n'effectuer que les mouvements recommandés par le médecin. Des mouvements inappropriés pourraient aggraver la situation ou déplacer les cristaux vers un autre canal semi-circulaire. Les exercices doivent être effectués plusieurs fois par jour, par exemple trois fois de suite ou cinq fois le matin. Il convient de veiller à s'allonger sur une surface moelleuse, et il est conseillé d'avoir quelqu'un à proximité au cas où des vertiges surviendraient.
Règles de conduite après le traitement
Une fois la manœuvre de positionnement effectuée, il existe quelques recommandations pour en garantir le succès. Certains spécialistes conseillent de dormir la première nuit après l'intervention la tête surélevée, par exemple avec deux oreillers. Il convient également d'éviter les mouvements brusques de la tête pendant les premiers jours. Ces recommandations ne font toutefois pas l'unanimité parmi les experts, et nombreux sont ceux qui ne les jugent pas absolument nécessaires.
D'une manière générale, il est important de ne pas trop se restreindre. Les mouvements quotidiens normaux sont autorisés et même recommandés. Une immobilisation excessive peut entraîner la dissolution des cristaux ou aggraver l'instabilité. La plupart des gens peuvent reprendre leurs activités normales peu après le traitement, mais doivent faire preuve d'un peu plus de prudence les premiers jours.
Médicaments et autres options thérapeutiques
Les médicaments jouent un rôle secondaire dans le traitement du vertige positionnel. Ils n'ont aucune incidence sur la cause du trouble, à savoir le déplacement des cristaux, et ne constituent donc pas un traitement curatif. Dans certains cas, on peut toutefois recourir à court terme à des médicaments contre les nausées ou les vertiges, notamment lorsque les symptômes sont très intenses ou qu'ils s'accompagnent de vomissements.
Ces médicaments, parmi lesquels figurent les antihistaminiques ou certains médicaments spécifiques contre les vertiges, ne doivent être pris que pendant une courte période. Une prise prolongée n'est pas recommandée et peut même s'avérer néfaste, car elle peut entraver l'adaptation naturelle du système vestibulaire. Ces médicaments servent uniquement à soulager les symptômes et ne doivent pas se substituer au traitement par manœuvres de positionnement.
Traitement chirurgical dans des cas exceptionnels
Dans de très rares cas, concernant moins d'un pour cent des personnes touchées, une intervention chirurgicale peut être envisagée. Cette option n'est envisageable que si toutes les autres méthodes de traitement ont échoué et que les symptômes affectent considérablement la qualité de vie. Lors d'une intervention chirurgicale, le canal semi-circulaire concerné peut être obturé ou son innervation interrompue. Cela entraîne toutefois une altération permanente du fonctionnement de l'organe de l'équilibre et ne devrait donc être envisagé qu'en dernier recours.
Évolution et pronostic
Le pronostic des vertiges positionnels est généralement bon. Cette affection est bénigne et disparaît souvent d'elle-même, même sans traitement. Environ la moitié des personnes touchées ne présentent plus de symptômes au bout de trois mois, même sans traitement. Les cristaux peuvent se repositionner d'eux-mêmes ou se dissoudre. Cependant, sans traitement, les vertiges peuvent persister pendant des mois, voire des années, c'est pourquoi un traitement précoce est recommandé.
Après un traitement efficace par des manœuvres de positionnement, la plupart des personnes ne présentent plus aucun symptôme, soit immédiatement, soit en l'espace de quelques jours. Dans certains cas, une légère sensation d'instabilité peut persister pendant quelques jours, le temps que le système vestibulaire s'adapte complètement. Cette sensation disparaît généralement d'elle-même et peut même s'estomper plus rapidement grâce à une activité physique normale.
Récidives et réapparition
Il est important de noter que les rechutes ne sont pas rares dans le cas du vertige positionnel. Chez environ 30 à 50 % des personnes concernées, les symptômes réapparaissent dans les deux ans. La probabilité d'une rechute dans les cinq ans est estimée à environ 30 à 35 %. Les causes de ces rechutes ne sont pas entièrement élucidées, mais on suppose que des cristaux se détachent à nouveau.
La bonne nouvelle, c'est que les personnes concernées qui ont déjà été traitées avec succès peuvent souvent effectuer elles-mêmes les manœuvres de positionnement lorsque les symptômes réapparaissent. Une formation appropriée dispensée par des professionnels est utile à cet égard. Beaucoup de gens se sentent plus en confiance lorsqu'ils savent qu'ils peuvent agir eux-mêmes en cas de rechute. Toutefois, en cas de doute ou si l'auto-traitement ne soulage pas les symptômes, il convient toujours de consulter un médecin.
Risques et complications
Bien que les vertiges positionnels soient en eux-mêmes bénins, ils peuvent avoir des conséquences indirectes. Le principal risque est l'augmentation du risque de chute. Si une crise de vertige survient au moment de se lever ou de marcher, cela peut entraîner une chute. Chez les personnes âgées en particulier, de telles chutes peuvent entraîner des blessures graves. La peur de tomber peut à son tour inciter les personnes concernées à moins bouger, ce qui entraîne d'autres problèmes tels que la perte de masse musculaire et une instabilité lors de la marche.
Le comportement d'évitement provoqué par les vertiges peut fortement réduire la qualité de vie. Lorsque les personnes évitent certains mouvements par crainte des crises de vertige, restent allongées dans leur lit avec prudence ou n'osent presque plus bouger la tête, cela peut entraîner des tensions musculaires. La tension et l'inquiétude constantes peuvent également être pesantes et entraîner des troubles du sommeil ou de l'épuisement. Le risque accru de chute lié aux problèmes d'équilibre est un aspect important.
Conséquences psychologiques
Il ne faut pas sous-estimer les conséquences psychologiques des vertiges positionnels. Cette sensation soudaine et intense de vertige peut être très angoissante. Certaines personnes développent une véritable peur de ces crises, ce qui peut déboucher sur des phobies. Ces angoisses peuvent prendre une ampleur propre et persister même lorsque les vertiges eux-mêmes ont déjà été traités.
En cas de symptômes persistants ou récurrents, des états dépressifs peuvent également apparaître. La diminution de la qualité de vie, l'incertitude au quotidien et le sentiment d'impuissance peuvent être pesants. Dans de tels cas, il peut être utile de recourir à un soutien psychologique en plus du traitement physique. Des techniques de relaxation telles que la relaxation musculaire progressive ou des exercices de respiration peuvent également aider à gérer l'anxiété.
Conseils pour vivre au quotidien avec des vertiges positionnels
En attendant que le traitement fasse effet ou en cas de rechute, voici quelques conseils pratiques qui peuvent faciliter le quotidien. Des mouvements lents et contrôlés peuvent aider à éviter ou à atténuer les vertiges. Au moment de se lever, il est conseillé de s'asseoir d'abord sur le bord du lit et d'attendre un instant avant de se lever. Il faut également se retourner dans le lit lentement et avec précaution.
Il peut être utile de rendre l'environnement aussi sûr que possible. Il convient d'éliminer les risques de trébuchement, d'éviter les sols glissants et de veiller à ce que l'éclairage soit suffisant. Des barres d'appui dans la salle de bains ou à côté du lit peuvent apporter une sécurité supplémentaire. En cas d'instabilité lors de la marche, une canne peut offrir un soutien. Il est toutefois important de ne pas trop se limiter, car une activité physique normale est essentielle pour le système vestibulaire.
Quand faut-il consulter un médecin ?
Même si les vertiges positionnels sont bénins, il existe des situations dans lesquelles il est important de consulter un médecin. Lors de la première apparition de vertiges, il convient toujours de procéder à un examen médical afin de confirmer le diagnostic et d'exclure d'autres causes. De même, si les symptômes s'écartent des caractéristiques typiques, par exemple si les vertiges durent plus d'une minute, sont permanents ou s'accompagnent de troubles auditifs, de maux de tête ou de déficits neurologiques, un examen médical est nécessaire.
En cas de vertiges très intenses ou fréquents qui altèrent considérablement la qualité de vie, il convient également de consulter un spécialiste. De même, si l'autotraitement par des manœuvres de positionnement ne soulage pas les symptômes ou si ceux-ci réapparaissent très rapidement après un traitement, il est recommandé de consulter à nouveau. Dans certains cas, un examen spécialisé dans un centre de traitement des vertiges ou auprès de spécialistes en oto-rhino-laryngologie peut s'avérer nécessaire.
Prévention et perspectives à long terme
Il n'existe malheureusement pas de moyen sûr de prévenir les vertiges positionnels, car leurs causes exactes restent souvent inconnues. Certaines mesures peuvent toutefois contribuer à réduire le risque. Un apport suffisant en vitamine D et en calcium pourrait s'avérer important, car ces substances jouent un rôle dans le métabolisme osseux et, éventuellement, dans la stabilité des cristaux présents dans l'oreille. Il peut également être utile de pratiquer une activité physique régulière et d'éviter de rester alité pendant de longues périodes.
Pour les personnes ayant déjà souffert de vertiges positionnels, il peut être utile de pratiquer de temps à autre les exercices appris à titre préventif. Certains spécialistes recommandent de faire régulièrement les exercices de Brandt-Daroff afin d'entraîner le système vestibulaire et, éventuellement, de prévenir les récidives. Cependant, l'efficacité réelle de cette méthode n'est pas clairement établie.
Perspectives à long terme
Pour la plupart des personnes souffrant de vertiges positionnels, les perspectives à long terme sont très bonnes. Même si des rechutes peuvent survenir, cette affection se traite généralement bien. Avec l'âge, le système vestibulaire peut généralement s'affaiblir quelque peu, ce qui peut entraîner une plus grande prédisposition aux vertiges. Cependant, une activité physique régulière et un mode de vie actif peuvent contribuer à entraîner l'équilibre et à maintenir la stabilité.
Il est important de savoir que le vertige positionnel n'est pas une maladie évolutive et qu'il n'entraîne pas de lésions irréversibles de l'organe de l'équilibre. Une fois le traitement mené à bien, le système vestibulaire retrouve pleinement ses fonctions. Même si les symptômes sont désagréables, il n'y a pas lieu de s'inquiéter de conséquences à long terme. Avec un traitement adapté et, le cas échéant, un peu de patience, la plupart des personnes peuvent mener une vie normale et active sans être limitées par les vertiges. La qualité de vie des personnes âgées peut être influencée par divers facteurs, et le bien-être doit toujours rester au centre des préoccupations.
Autres articles

Des friandises saines pour les seniors

Cuisiner ensemble à un âge avancé

