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Quand consulter un audioprothésiste

Table des matières
La perte auditive évolue souvent de manière insidieuse, si bien que beaucoup de personnes ne remarquent pas tout de suite que leur audition baisse. Ce sont souvent les amis, le conjoint ou les membres de la famille qui sont les premiers à remarquer ces changements. Mais quel est le bon moment pour consulter un audioprothésiste ? Nous vous expliquons les principaux signes avant-coureurs, le déroulement d'un test auditif professionnel et nous vous montrons pourquoi une intervention précoce peut faire toute la différence.
L'essentiel en bref
- Si vous avez du mal à suivre une conversation dans un environnement bruyant, il est recommandé de prendre rendez-vous chez un audioprothésiste
- Le fait de demander souvent aux gens de répéter et l'impression que les autres marmonnent peuvent être le signe de problèmes auditifs
- Si vous devez régulièrement augmenter le volume de la télévision ou de la radio, il est recommandé de faire contrôler votre audition
- À partir de 50 ans, il est recommandé de passer régulièrement des tests auditifs à titre préventif
- La première consultation chez l'audioprothésiste est simple et comprend un entretien pour établir vos antécédents médicaux ainsi que divers tests auditifs
- Une ordonnance d'un ORL est nécessaire pour que les frais soient pris en charge par la caisse d'assurance maladie
Premiers signes indiquant la nécessité d'un test auditif
Dans la plupart des cas, une perte auditive ne survient pas du jour au lendemain, mais s'installe progressivement, sur plusieurs mois ou plusieurs années. En raison de cette évolution lente, les personnes concernées ne se rendent souvent pas compte de leur déficience pendant longtemps, ou choisissent de l'ignorer. Certaines situations et certains comportements peuvent toutefois servir de signaux d'alerte et indiquer qu'il serait judicieux de consulter un audioprothésiste.
Difficultés de compréhension lors des conversations
L'un des premiers signes les plus courants d'une perte auditive naissante est la difficulté à suivre une conversation dans un environnement bruyant. Les restaurants, les fêtes de famille ou les lieux publics où il y a beaucoup de bruit de fond deviennent alors un véritable défi. Les voix ne peuvent plus être clairement distinguées des bruits ambiants, et il est difficile de suivre ce que dit chaque interlocuteur. Ce phénomène est parfois appelé « effet cocktail party ». Si de telles situations sont régulièrement source de stress ou si vous les évitez, il est conseillé de faire contrôler votre audition.
Des demandes répétées et l'impression que l'on marmonne
Si vous demandez de plus en plus souvent à ce qu’on vous répète quelque chose ou si vous avez l’impression que vos interlocuteurs s’expriment de manière indistincte, vous devriez y prêter attention. Souvent, ce sont certaines fréquences aiguës ou certaines consonnes telles que le s, le f, le p ou le t qui ne sont plus correctement perçues. La parole apparaît alors comme un murmure indistinct, même si la personne qui parle s'exprime clairement. Le sentiment de deviner les mots plutôt que de les comprendre peut également être un signe de baisse de l'audition.
Volume plus élevé pour la télévision et la radio
Un signe avant-coureur typique est le besoin constant d'augmenter le volume de la télévision ou de la radio. Souvent, les personnes concernées ne s'en rendent pas compte, tandis que les membres de leur famille ou leurs colocataires trouvent ce volume trop élevé gênant. Si l'on vous fait régulièrement remarquer que le volume de la télévision est trop fort, cela devrait vous inciter à faire contrôler votre audition. Des conseils pour améliorer l'acoustique de la pièce lorsque vous regardez la télévision peuvent également s'avérer utiles.
Signaux d'alerte sociaux et émotionnels
Outre les signes purement acoustiques, certains changements dans le comportement et la vie sociale peuvent également indiquer des problèmes auditifs. Ces signaux d'alerte sont souvent sous-estimés, alors qu'ils constituent des indicateurs importants.
Retrait social et situations évitées
Un signe important indiquant qu'il est nécessaire de consulter un audioprothésiste est le changement de comportement social. Si des invitations sont déclinées ou si certaines situations sont évitées parce que les conversations sont devenues trop fatigantes, il faut prendre cela au sérieux. Les conversations en groupe au restaurant ou lors de fêtes deviennent un fardeau, et de nombreuses personnes concernées se replient de plus en plus sur elles-mêmes. Ce retrait social peut être un signal d'alarme qui nécessite une intervention précoce afin d'éviter des conséquences psychologiques telles que l'isolement.
Fatigue et épuisement après les entretiens
Un signe avant-coureur souvent négligé est la fatigue ressentie après des conversations normales ou après avoir écouté pendant un certain temps. Lorsque l'audition est altérée, le cerveau doit compenser les informations manquantes. Cet effort constant demande de l'énergie et peut entraîner une fatigue physique et émotionnelle. Si vous remarquez que les conversations normales vous demandent un effort disproportionné, vous devriez envisager de prendre rendez-vous chez un audioprothésiste.
Situations particulières justifiant une consultation chez un audioprothésiste
Il existe certaines situations et circonstances dans lesquelles il est particulièrement recommandé de consulter un audioprothésiste. Cela concerne notamment les changements liés à l'âge ainsi que l'apparition soudaine de symptômes.
Un dépistage régulier à partir de 50 ans
Étant donné que le risque de perte auditive liée à l'âge augmente avec l'âge, il est particulièrement recommandé aux personnes de plus de 50 ans de passer régulièrement des tests auditifs. Les cellules ciliées de l'oreille interne s'usent au fil du temps et ne peuvent pas être remplacées. Un bilan de routine permet de détecter les changements à un stade précoce. Statistiquement, la première mise en place d'une aide auditive n'intervient souvent qu'à la fin de la soixantaine, alors qu'il serait médicalement plus judicieux de le faire plus tôt.
Acouphènes et bruits dans les oreilles
Non seulement des difficultés de compréhension, mais aussi des bourdonnements ou des sifflements constants dans les oreilles, appelés acouphènes, peuvent être le signe d'une perte auditive naissante et doivent faire l'objet d'un examen. Paradoxalement, une hypersensibilité aux bruits forts peut également indiquer une déficience auditive, car la gamme dynamique de l'audition peut être réduite. Dans de tels cas, l'audioprothésiste peut vous indiquer si des appareils auditifs pourraient également soulager les acouphènes.
Perte auditive unilatérale et troubles de l'orientation
L'audition bilatérale est essentielle à la perception spatiale des sons et à l'orientation. Si vous avez des difficultés à localiser les sources sonores ou si vous avez l'impression d'entendre moins bien d'une oreille, il est recommandé de consulter rapidement un spécialiste. Seul un traitement des deux oreilles permet de préserver la perception spatiale des sons et la capacité du cerveau à distinguer les bruits importants des bruits parasites.
Conséquences possibles d'une perte auditive non traitée
Une perte auditive n'affecte pas seulement l'oreille, mais peut avoir des répercussions importantes sur différents aspects de la vie. Le fait d'être conscient de ces conséquences potentielles peut inciter à consulter un audioprothésiste dès les premiers signes.
Lien avec les changements cognitifs
Des études scientifiques suggèrent l'existence d'un lien possible entre une perte auditive non traitée et des troubles cognitifs. Lorsque la capacité auditive est réduite, le cerveau doit mobiliser davantage de ressources pour traiter les informations auditives. À long terme, cet effort supplémentaire constant peut mobiliser les capacités cognitives. De plus, l'isolement social lié à la perte auditive peut constituer un facteur de risque supplémentaire. Pour plus d'informations, consultez le guide sur la perte auditive et la démence.
Éviter la privation auditive
Un aspect souvent négligé, mais important, est ce qu'on appelle le « déshabituation auditive ». Si le cerveau ne reçoit pas suffisamment de stimuli acoustiques pendant une longue période, il peut littéralement désapprendre à comprendre la parole. Plus on tarde à consulter un audioprothésiste, plus il peut s'avérer difficile par la suite de réhabituer le cerveau à traiter la parole. Une intervention précoce permet d'éviter ce processus de dégradation et améliore les chances de réussite d'un traitement ultérieur.
Le premier rendez-vous chez l'audioprothésiste
Beaucoup de gens repoussent leur rendez-vous chez l'audioprothésiste parce qu'ils ne savent pas trop à quoi s'attendre. Pourtant, la procédure est simple et indolore. Un aperçu des différentes étapes peut aider à dissiper les appréhensions.
Anamnèse et examen du conduit auditif
Le premier rendez-vous commence par une anamnèse détaillée, au cours de laquelle sont abordés le mode de vie et les besoins auditifs individuels. L'audioprothésiste vous interroge sur les situations dans lesquelles vous rencontrez des problèmes d'audition, sur votre environnement professionnel et vos habitudes personnelles. Il procède ensuite à un examen du conduit auditif à l'aide d'un otoscope afin d'exclure toute obstruction physique, telle que du cérumen ou d'autres anomalies. Cet examen est indolore et ne dure que quelques minutes.
Audiométrie tonale et vocale
Le test auditif proprement dit comprend différentes méthodes de mesure. Lors de l'audiométrie tonale, des sons de différentes fréquences et intensités sont diffusés via un casque. La personne testée indique à partir de quel moment elle perçoit un son. Lors de l'audiométrie vocale, des mots ou des chiffres sont diffusés et doivent être répétés. Cela permet de déterminer dans quelle mesure la parole est comprise dans un environnement calme et en présence de bruits parasites. L'ensemble de la procédure dure environ 30 à 45 minutes et sert de base à un conseil personnalisé.
Conseils et prochaines étapes
Après le test auditif, l'audioprothésiste commente les résultats et explique s'il y a une perte auditive et, le cas échéant, son degré. Si nécessaire, différentes solutions sont proposées, allant des appareils auditifs à d'autres aides auditives. De nombreux audioprothésistes proposent de tester les appareils auditifs dans la vie quotidienne, sans engagement, avant de prendre une décision définitive. Pour que les frais soient pris en charge par la caisse d'assurance maladie, une ordonnance d'un médecin ORL est ensuite nécessaire.
Un audioprothésiste ou un ORL comme premier interlocuteur
On se demande souvent s'il vaut mieux consulter d'abord un audioprothésiste ou un ORL en cas de suspicion de troubles auditifs. Les deux options sont possibles et ont leur raison d'être.
L'accès facile chez l'audioprothésiste
Un test auditif sans engagement chez un audioprothésiste est souvent la première étape la plus simple. De nombreux audioprothésistes proposent des tests auditifs gratuits, accessibles sans ordonnance. L'audioprothésiste peut donner une première évaluation et, si nécessaire, recommander de consulter un ORL. Si le soupçon d'une perte auditive nécessitant un traitement se confirme, une ordonnance d'un ORL est obligatoire pour que la prise en charge des frais soit assurée par la caisse d'assurance maladie.
La voie médicale via l'ORL
En cas de perte auditive soudaine, de douleurs auriculaires ou d'autres troubles, il convient de consulter en premier lieu un ORL afin d'en déterminer les causes médicales. L'ORL procède à un examen complet et peut déterminer si la perte auditive est traitable ou s'il serait judicieux de recourir à des appareils auditifs. Le diagnostic médical sert de base à la prescription d'appareils auditifs et à la prise en charge des frais par la caisse d'assurance maladie.
Ce qui suit après le premier test auditif
La consultation chez l'audioprothésiste ne doit pas être considérée comme un événement ponctuel, mais peut marquer le début d'un processus à long terme. Plusieurs rendez-vous sont généralement nécessaires, notamment pour l'adaptation des appareils auditifs.
Réglage fin et période d'adaptation
Une fois l'aide auditive mise en place, le premier rendez-vous est suivi d'autres séances destinées à affiner le réglage. Après une période d'essai dans la vie quotidienne, les réglages sont ajustés, par exemple si l'on trouve sa propre voix inhabituelle ou si certains bruits semblent gênants. Cette phase est importante pour garantir l'acceptation des appareils et optimiser les résultats auditifs. Le cerveau doit s'habituer à ces nouvelles informations acoustiques, ce qui peut prendre plusieurs semaines.
Contrôles et entretien réguliers
Même après la mise en place initiale, il est recommandé de consulter régulièrement un audioprothésiste. Le nettoyage et l'entretien professionnels des appareils garantissent leur durée de vie, qui est généralement de cinq à sept ans. De plus, il convient de faire contrôler régulièrement son audition afin de détecter d'éventuels changements et de réajuster les appareils auditifs en conséquence. Un bon audioprothésiste propose ces services ainsi que des rendez-vous de contrôle annuels dans le cadre de la prise en charge.
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